dimanche 6 novembre 2011

Wulai 烏來 (photos à venir...)

Ce fut un plaisir de retrouver Wulai. Cette petite ville perdue tout la haut dans la montagne est un coin paisible et beau. Depuis Taipei, il faut enjamber le métro jusqu'au terminus de la verte (Xindian) et prendre le bus 849 jusqu'à Wulai. Cette ville se mérite car il faut environ une heure et demie pour la rejoindre. Wulai est caracterisée par plusieurs choses.

La première est une question de minorité. En effet, les habitants sont en grande partie des - ce que l'on appelle les 原住民 ou comprenez les locaux - Atayals. Doit-on dire atayaux, je n'en sais rien. Mais pourquoi pas, c'est à étudier ... Bref, cette minorité aiment de tatouer le visage, et sont peu nombreux avec environ 75 000 âmes.

La deuxième est pour le paysage. En effet, Wulai offre une chute d'eau assez belle et "romantique" diront certains taiwanais. Il faut marcher un peu, prendre un petit train qui ne va pas à plus de 18 km/heure. Et encore marcher. Comme je vous l'ai dis, Wulai se mérite. Il ne faut pas être impatient, et prendre son temps. La chute d'eau est impressionnante, et est l'objet d'un vrai pélerinage. Des centaines de taiwanais viennent la semaine ou le week-end pour s'y prendre en photo. Je devrais bientôt faire un article sur le tourisme taiwanais car il est bien particulier, mais certain d'entre vous ont pu le constater à Paris.

Le troisième concerne le funiculaire de Wulai. Car on a la possibilité de prendre un beau funiculaire et de surmonter la chute d'eau, et d'aller même derrière. Car derrière ce torrent d'eau se cache un parc d'attraction. Enfin, les deux fois où je suis allé, les attractions étaient fermées. En fait, je crois qu'il est fermé à l'année faute de moyen. Car c'est ce qui frappe aux yeux lorsqu'on le visite : les cordes usées, le bois décrépi, et les planches manquantes. Les atayals n'auraient-ils pas de subvention pour développer ce concept qui ma foi mériterait un peu plus d'attention?

La balade dans ce parc se mérite aussi. Et on doit s’acquitter de 150 dollars (4 euros) pour le trajet en funiculaire et l'entrée du parc. Il faut se montrer généreux pour visiter Wulai. Les marches augmentent, et nous montons, nous montons bien haut. Avec un température extérieure de 30 degrés, et un soleil masqué quelques fois par des nuages zélés, nous voilà dans le coeur du parc à thèmes. Ce qui est intéressant, c'est qu'il n'y a pas grand chose à faire mais qu'on a passé un bon moment à faire quelques jeux d’accrobranches sans véritable sécurité.

Le retour sur terre a été doux, mais vite troublé par des monstres de la nature. En effet, sur la route, nous avons eu le temps d'admirer la faune et la flore incroyable de Taiwan. Les araignées que vous allez voir sont des Nephila Pilipe. Elles font parties des araignées les plus grandes du monde, et ont la possibilité de tisser une toile de 12 mètres carrés (6 m sur 2 m) et peuvent arrêter un oiseau en plein vol. Elles sont inoffensives, mais ça nous l'avons appris que bien plus tard, à notre retour à la maison.

Retour à Taipei en fin de journée, avec un tee-shirt humide, une chaleur écrasante, et de beaux souvenirs en tête. Un vendredi comme on les aime.

Yeliu 野柳

Petit port du nord est de l'île de Taiwan, Yeliu veut dire "saule sauvage" en chinois, mais ce n'est pas l'issue de l'article. Car je ne vais pas vous parler de saule et autres arbustes mais je vais vous donner un ticket pour la lune. En effet, la petite ville pourrait paraître anodine au premier abord. Lorsque nous sortons du bus qui nous a amené en une heure et demi depuis Taipei ( prix du billet : 2 euros), nous devons nous engouffrer dans le port. Des bateaux ont jetés l'encre en attendant la prochaine pêche. Les fils en hauteur disposent de plusieurs ampoules, ces ampoules sont grosses, et brillantes. C'est une technique pour attirer les poissons. Un peu comme les papillons vers la flamme. La pêche à la lumière ai-je pu lire par çi, par là. J'avais déjà assisté à ce spectacle en atterrissant à Hong-Kong. Des petites tâches dans l'eau qui grossissent à vue d'oeil ...


Le but de la promenade est connue de tous, ils sont des milliers à débarquer de bus tous les jours. Les chinois, coréens, japonais et autres nationalités se succèdent à la porte de ce parc naturel. Il faut s'acquitter de 25 dollars (moins de cinquante centimes) pour entrer et admirer le paysage. Yeliu ressemble à un banc de terre assez long où le paysage ressemble aux meilleurs passages des BD de Tintin. La terre sableuse a subi le souffle de l'air et le vacarme des vagues. Les formes sont floues, parfois on peut distinguer des choses folles comme cette Tête de Reine (Queen Head) que tout le monde connait. Aussitôt vous prononcez Yeliu, on vous dira dans un anglais approximatif "Queen Head". Vous savez que les asiatiques ont une notion différente du tourisme. On admire peu le paysage et on prends des photos. On doit (et c'est le principe fondamental des vacances chinoises, coréennes, japonaises etc..) se montrer sur les photos, car tout cela peut être des photos montage. Vous pourriez alors perdre la "face" et surtout la crédibilité de vos vacances. Déjà que vous en avez pas beaucoup des vacances ... Cela serait un véritable affront à votre vie et tout simplement à votre humilité.




La tête de la reine et son fils à gauche?



Les taiwanais ont trouvé le moyen de ruiner un site exceptionnel. Ils ont le moyen de bousiller quelque chose qui fait leur différence, qui les distingue d'une Chine puissante et géante, qui prouve que Taiwan n'est pas chinoise... Ils ont trouvé la brillante idée de peindre une ligne rouge et plutôt épaisse au sol. Cette ligne est interrompue tous les vingt mètres d'un écriteau sur une plaque de marbre. Danger, danger, ils voient le danger partout, même s'il n'existe pas vraiment. Les taiwanais craignent tout, ont peur peut-être de la propre ombre, ne savent pas nager et n'ont qu'un mot dans la bouche "小心" ou "危險". Cela en fait deux, mais je ne saurais lequel est le plus dit. Le premier signifie "attention" et le deuxième "danger". On pourrait dire qu'ils sont synonymes ou bien du même champ lexical. Quand on sort du bus on nous de faire attention aux éventuels scooters kamikazes qui se faufileraient entre le trottoir et le bus à l'arrêt. Quand il pleut, la professeur nous dit de "faire attention" à la pluie, ou bien du froid. On veut mettre en garde contre tout, et parfois c'est un peu trop. Revenons sur Yeliu. Cette ligne est symbolique de ce système. Même si il y a environ 10 ou 15 mètres cette ligne, les règles sont les règles. Tentez de franchir la ligne, et vous serez rappeler par l'armée "discrète". Ces derniers identifiables parmi mille se feront un plaisir de siffler pour vous montrer que ce que vous faites est mal et fortement proscrit.




Nous avons profité d'un taxi pour "aller à la plage". Le taxi qui nous a pris a été gentil, et très taiwanais "oui je vous emmène à une plage très très bien!" Il nous amené à une vingtaine de kilomètres et nous a demandé tout fièrement : "20 euros s'il vous plait". Le prix annoncé avait été moitié moins cher au début, mais comme en plein élan de bonté, il nous a dit "ah mais il ne faut pas aller là, je vous emmène là-bas c'est encore mieux". Bon il était gentil, et on est quatre, et puis il nous a fait écouté du Modern Talking. Sensation étrange de vacances, de soleil et des années 80 à grand coup de "You're my heart, you're my soul". Et grand plaisir de chacun, la baignade au coucher du soleil à 17H11, avec une eau à plus de 23°. C'est frisquet par rapport à ce qu'on a connu mais cela a fait beaucoup de bien. Et pour finir une petite bière en terrasse d'un bar et devant le lâché d'une lanterne en plein ciel. Moment hautement poétique après une journée de chaleur, de promenade et de baignade. Nous sommes rentrés par le bus dans lequel nous avons cru mourir plusieurs fois. Ayrton Senna a du se réincarner dans l'âme de ce chauffeur au masque blanc.





mercredi 19 octobre 2011

Nage avec la tortue !
















Moment délicat, plein d'émotion ! La nage avec une tortue : une expérience inoubliable !

mardi 18 octobre 2011

Coquillages et crustacés...





Plongée au pays des chats?





Dur, dur de faire de la plongé pour un peuple qui ne sait pas nager et qui a une peur bleue de l'eau. J'aimerais bien savoir le pourcentage des taiwanais(es) qui ne savent pas nager... Le gilet de sauvetage bien attaché, ils posent leurs mains sur la bouée qui est tirée par le moniteur. Ils doivent avoir de la force les moniteurs car il doit y avoir cinq ou six taiwanais par brochette.

Oui oui ! C'est de toi qu'on parle là ! 

L'île de Liuqiu 小琉球



Profitant d'un week-end, et surtout d'une occasion bien particulière : L'anniversaire de Margaux, nous avons décidé de partir pour Liuqiu le week-end dernier. Déjà, c'est un parcours du combattant, car cette petite île qui se situe au sud de Kaoshiung (à environ 400 kilomètres de Taipei) est plutôt difficile d'accès. Il nous faut tout d'abord prendre un bus pour Kaoshiung pendant 5 heures, puis arrivée dans la deuxième ville du pays, nous avons décidé de nous arrêter pour la nuit. Nous logeons dans une sorte d'auberge de jeunesse/hôtel à deux pas du marché de nuit le plus populaire : celui de Liuhe. Comme nous avons beaucoup de chance, ce vendredi, il pleuvait à torrent dans la ville. Une pluie énorme, grasse, et qui mouille au plus profond de l'âme. J'a-do-re.
L'hotel de Gaoxiong avec arrêt obligatoire : PHOTO avec la patronne! 
Impossible de ne pas sortir sans sa capote jaune. Fou rire assuré et pour nous, et pour les vendeuses du  7/11 qui ont bien voulu prendre la photo.

Le lendemain matin, tous sur le pont à 9H pour une autre heure de bus pour Donggang, autrement dit le Port de l'Est. Cette petite ville se situe à peine à 15 bornes de Kaoshiung mais comme c'est un bus il s'arrête partout, même quand il n'y a personne. Arrivée à Donggang dans une chaleur écrasante, nous sautons vite dans un taxi pour aller à l'embarcadère. Etant donné que Liuqiu est une île, il faut bien sûr un ferry.

Vomito ! 
 Les copines taiwanaises de Margaux l'avaient prévenu cette semaine : "Si tu prends le ferry, tu vas vomir, c'est horrible?!" Et cette remarque aussi taiwanaise soit-elle, nous a fait cogité. Et si nous rendions nos vies dans ce bateau? Que nenni, les enfants ! Une mer d'huile, que dis-je, les seuls remous que nous ayons essuyé sont les vagues du ferry qui revenait vers la côte. Le temps n'est pas top, mais il ne pleut pas. Pourvu que ça dure.

 Arrivé à Liuqiu, des mamies viennent nous voir, et dans une sorte d'anglais et de taiwanais nous demandent si nous voulions des scooters. Elles ne parlent pas le chinois, ou alors notre chinois se fait de pire en pire ces deux dernières heures. Nous profitons pour aller vite à l'hôtel où nous avions reservé. C'est confortable, propre et proche du centre (et donc restau/ 7/11 etc...) C'est cool ! On file vite manger un morceau.

Un chaofan 炒飯 : riz sauté avec des crevettes crues. Attention chaofan veut dire aussi "faire l'amour". Conception culinaire de faire l'amur. 



L'attraction de l'île : Le vase rock. Essayer de trouver le vase la dedans. 


La Venice Beach. A croire que Venise est une étiquette romantique qu'on pourrait coller n'importe où.


Aurore dans ses élans artistiques


Portrait de la photographe



Samedi, alors que nous mourrions sur nos vélos loués pour la journée, nous sommes tombés sur un jardin à flanc de colline et une magnifique vue sur la plage. C'est un hotel mais aussi une "école" de plongée. Pour seulement 300 dollars (environ 7 euros), nous avons eu l'occasion de nager avec les combis, les tubas, et les chaussures dans un eau à presque 28°. Le moniteur qui a nous accompagné s'appelait Axin 阿信. Il nous a permis quelque chose d'assez rare dans ce pays où les taiwanais ont peur de tout, de pouvoir nager sans bouée ou gilet de sauvetage. Le spectacle a été merveilleux et nous avons eu l'occasion de nager avec les TORTUES.




Guanyin, déesse qui considère les sons du monde ! 




Même les lions ont des trous de balle et une vulve! 



Nous sommes partis lundi matin et Liuqiu nous a nargué de son plus beau soleil. Salope va. On va y retourner promis.

Un gateau acheté au 7/11 plus quelques smarties  et le tour est joué !